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Ma poubelle...


Ordures ménagères.
Je ne me sens
ni responsable,
ni coupable
du contenu
de ma poubelle

 

Quotidiennement, nos poubelles se remplissent de tout ce que nous ne pouvons éliminer par nous-mêmes.

Premier point du ramassage : je pense notamment aux déchets périssables qui peuvent se transformer facilement en compost. Mais voilà, quelle ne fut pas ma surprise il y a quelques mois de trouver chez moi une espèce de boîte rectangulaire destinée à y mettre les déchets  décomposables et qui seront ramassés une fois par semaine. Sic ! Sous prétexte de tri sélectif, on nous incite (mais surtout sans nous demander notre avis) de confier à cette poubelle tout ce qui peut se transformer en compost. Mais, ne savaient-ils donc pas, les instigateurs  de cette initiative, que les jardiniers, nombreux dans nos campagnes, fabriquent déjà leur tas de compost à domicile ?
Dans nos communes et gros bourgs ruraux, tout le monde a un petit jardin, une terrasse, un balcon ou tout simplement 3 pots de fleurs. N’aurait-il pas mieux valu fournir à chaque foyer un bidon à composter ? Sans compter que la poubelle détritus au bout d’une semaine de remplissage, je vous dis pas l’odeur ! Bien sûr, il aurait fallu se renseigner sur les véritables besoins des gens, faire preuve d’imagination dans un monde qui, il est vrai, en manque énormément et faire fonctionner un mot dont on nous rebat les oreilles en paroles mais souvent oublié en actes, la démocratie. Dans le cas présent, la démocratie est au niveau zéro.

Deuxième point du ramassage : le coût qui, pour trop de monde, dont font partie malheureusement les revenus les plus modestes, ce coût de ramassage qui vient de doubler.  Pourquoi pas n’est-ce pas pour ceux qui ne comptent pas à la fin du mois, ce n’est pas un problème, mais pour tous les autres, c’est à dire la plus grande majorité, comment assumer une telle augmentation, et ce, bien évidemment toujours sans être informé. Il est vrai que, quand des mauvais coups se trament dans le dos des citoyens, c’est toujours en silence, nous commençons à connaître cette pratique. Nous attendons des responsables du SMICTOM des explications claires ainsi que la transparence des comptes.

Troisième point du ramassage : c’est celui qui me met le plus en colère. En fait, nos poubelles sont remplies de quoi ? D’emballages volontairement surdimensionnés, de plastiques (issus du pétrole, il n’y a pas de petits profits n’est-ce pas ?), de polystyrène, de kilos et de kilos de pub (‘pôvres’ forêts, même si certaines ne sont plantées qu’à cet usage, n’existe-t-il pas un emploi plus efficace pour du papier ?) ; de récipients divers qui, presque tous, sont doublés de plastiques dits alimentaires ou d’un métal dit inoffensif (aujourd’hui, on verra dans dix ans…). Bref, nos poubelles sont remplies par le besoin de certaines entreprises (surtout les pétrolières) de faire encore plus de profit. J’avais  pourtant lu, il y a une vingtaine d’années les résultats de recherches sur l’utilisation des fanes de maïs comme emballage. La découverte est restée au niveau des discussions entre initiés, cela risquait peut-être de marcher sur les plates-bandes des pétroliers, gros pourvoyeurs d’emballages. Mais je viens aussi de lire  que 122 entreprises géantes dans le monde (dont toutes les pétrolières) produisent 80 % des pollutions qui agissent sur l’effet de serre, vous comprenez que je ne me sente pas, mais alors pas du tout responsable du contenu de ma poubelle. Quand donc fera-t-on payer aux véritables responsables le recyclage des déchets qu’ils nous font déjà payer à l’achat des marchandises dont nous avons besoin pour vivre ?

Armande MONTION

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