| Accueil | Nouveautés | Agenda | Contact |

< Mémoire du village

L'église
St Pierre


> Clocher
> Horloge
> Décoration intérieure
> Pietà
> A.R.M.V.E.G.


L
'abside romane date du XIIème siècle, la nef et les bas-côtés sont du XVIIème.

Suite à un incendie, elle fut reconstruite de 1767 à 1769 par un "entrepreneur maçon J. Carreau", puis restaurée en 1880.

Clocher


Il est surmonté d'une croix vers 1884.

Le clocher de Gauriac possède trois cloches, une petite, une moyenne et une grosse. Ce type de clocher est apparemment rare en Gironde car il n'en existerait que trois dans le département.

La petite cloche est semble-t-il la plus récente mais ni inscription ni archive ne permettent d'en préciser l'origine.

La cloche moyenne pèse 631 kg et a été fondue en 1809 par M. AMPOULANGE. Son parrain est monsieur Jean ROY (maire) et sa marraine dame Claire GAUDRIC - PRADE.

La grosse cloche se nomme LOUISE MADELEINE. Elle pèse 1300 kg et été fondue en 1885 par M. DAYRE. Son parrain est Jean Clément VIAUD et sa marraine Catherine ROUX.

Une cloche d'église est traditionnellement considérée comme une personne. Elle porte donc un nom, celui de la cloche moyenne n'a pas été retrouvé, elle est aussi baptisée et reçoit donc parrain et marraine. Sans cela elle ne peut sonner, ni même être placée dans le clocher. On ne sait pas si cette tradition a été appliquée à la petite cloche.

Horloge


En 1914 M. Guillaume MORPAIN, par testament déposé chez Maître PIERRON, a légué "à la commune de Gauriac, pour faire mettre une horloge au clocher de cette commune, une somme de 3 000 Francs", ce qui représente un peu moins de 8 000 €.
La petite histoire colporte que monsieur MORPAIN n'a légué cette somme qu'à condition qu'il puisse voir l'heure depuis sa tombe. Cela expliquerait peut-être que cette horloge possède deux cadrans, dont l'un est orienté vers le cimetière, et que la tombe de monsieur MORPAIN soit face à ce cadran.

La mise en place des cloches et de l'horloge s'est échelonnée sur plus d'un siècle au cours duquel les gauriacais ont économisé sou à sou, par souscription publique.

En 1995 les cloches et l'horloge ont été équipés d'un mouvement électrique.

Le mécanisme de l'horloge est en permanence remis à l'heure grâce à un système radio commandé par l'horloge atomique de Braunschweig, en Allemagne. Ne vous étonnez donc pas si vous entendez le clocher sonner exactement en même temps que les trois "top" de "France Inter", ils sont branchés sur la même horloge qui est d'une très grande précision. On ne remet donc jamais cette horloge à l'heure manuellement, même pas pour les changements d'heure.

Décoration intérieure

Elle date de 1886. On la doit à René Louis VINCENT, peintre décorateur, déjà connu par ses travaux au château de Thau, à Bourg, à Roquetaille. En accord avec l'architecte Jacques VALLETON, il réalisa un ensemble d'initiales, de symboles dans les chapelles dédiées à Saint-Joseph, à la Vierge Marie et sur les plafonds à Saint-Pierre.

Il n'existe, dans toute l’Aquitaine, que cinq églises à la décoration intérieure comparable à la nôtre. Chef-lieu de l'archiprêtré de Bourg, Saint-Pierre de Gauriac se devait d’être majestueuse. Malheurement ces peintures nécessitent aujourd'hui une importante restauration.

Les peintures intérieures sont actuellement en cours de restauration.

Tableaux donnés par Napoléon III, qui avait trouvé au Louvre un grand nombre de tableaux non utilisés et avait décidé de les distribuer dans les églises de France.

L'église possède un ciboire donné, lui aussi, par Napoléon III.

Pietà


Fin du XVIIème - début du 18ème siècle, h : 110cm, L : 120cm, l : 70cm

La Pietà de Gauriac, en bois polychrome dans sa robe d'or, fut offerte le 26 mars 1774 par le Sieur Christophe GUERRUT, sans doute Capitaine de navire.

Jusqu'au dernier siècle on l'appelait Notre Dame des Sept Douleurs. Puis au fil des ans on l'appela la Pietà par analogie avec celle de Michel-Ange.

Les gens la rejoignaient en pèlerinage. La vénération et le respect dont la population gauriacaise l'entourait, ont fait que l'archevêque de Bordeaux a concédé à tous les visiteurs dévots des indulgences ou plus clairement, des réduction du temps de pénitence.

Le terme Pietà (Notre-Dame de pitié) désigne la Vierge tenant le corps du Christ détaché de la croix dans les bras ou sur ses genoux. La nôtre vient sans doute d'Espagne.

Une main a été restituée à l'identique à la Piéta (puisqu'elle manquait). Lors de ce travail, l'artisan, en nettoyant la vierge, a découvert sous la chaux sa robe d'or et ses peintures polychromes... Du presque anonymat dans lequel elle était plongée dans un recoin de l'église, la Pietà de Gauriac devint un chef-d'oeuvre. C'est ainsi qu'elle a été exposée au couvent des Minimes à Blaye en mai 1993.


Pour toute information complémentaire

 

Association pour la restauration et la mise en valeur de l'Eglise de Gauriac (ARMVEG)

| Haut de page | Accueil | Mairie | Découverte | Vie locale |